Le Centre Patronal utilise des cookies obligatoires pour garantir une expérience optimale du site Internet.
Pour en savoir plus, cliquez sur "Détails". En cliquant "J'accepte", vous déclarez accepter notre politique de confidentialité.

j'accepte Détails

L'essentiel en bref

La Suisse exporte davantage de biens et de services qu’elle n’en importe. Pour préserver cette capacité qui contribue à sa prospérité, notre pays doit entretenir des relations commerciales avec le reste du monde, mais aussi maintenir sur son territoire des conditions cadres favorables à la compétitivité des entreprises.

Personne de contact

image

Jimmy Dupuis

Secrétaire patronal, politique générale

Notre dernier article économie extérieure

L’UE refroidit la place scientifique helvétique

nov. 29, 2018, 13:46 by Thery Couturier
Les programmes de l’Union européenne (UE) sont des projets d’envergure dont le financement est assuré par le budget de l’UE ou par le truchement de contributions des Etats membres ou d’autres partenaires. L’avènement de ces fameux programmes relève des compétences conjointes de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil de l’UE.

Les programmes de l’Union européenne (UE) sont des projets d’envergure dont le financement est assuré par le budget de l’UE ou par le truchement de contributions des Etats membres ou d’autres partenaires. L’avènement de ces fameux programmes relève des compétences conjointes de la Commission européenne, du Parlement européen et du Conseil de l’UE. Dans le domaine de la recherche, la Suisse participe au programme-cadre « Horizon 2020 » pour la recherche et l’innovation. Doté d’un budget de 80 milliards d’euros, ce dernier s’étend de 2014 à 2020. Il bénéficie aux chercheurs établis dans un Etat membre de l’UE ou au sein d’un pays associé. Suite à l’acceptation par le peuple de l’initiative de l’UDC « contre l’immigration de masse » en 2014, les hautes écoles helvétiques avaient été exclues du programme européen pour finalement être pleinement réintégrées en 2017 après la signature du protocole d’extension de la libre-circulation à la Croatie. La détérioration des relations avec l’UE avait alors directement touché la place scientifique, obligeant le Conseil fédéral à arrêter des mesures transitoires.

Dans une récente décision, la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) du Parlement européen a approuvé la proposition de la Commission européenne de classer la Suisse dans la dernière catégorie des pays associés au programme de recherche (PCR) de l’Union européenne. Les scientifiques suisses peuvent donc frémir à nouveau car le risque existe que la Suisse soit rétrogradée au niveau des Etats tiers de l’UE dans le prochain programme européen « Horizon Europe » qui s’étendra de 2021 à 2027. Il va sans dire que la participation au programme de recherche de l’UE revêt une importance primordiale. La collaboration internationale permet de soutenir l’innovation, composante essentielle de notre économie. Toute mise à l’écart du PCR de l’UE serait inévitablement synonyme de perte d’attractivité de la place scientifique helvétique, ce qui engendrerait des difficultés à recruter de nouveaux talents.

A bien des égards, la décision de l’UE peut être comprise de plusieurs manières. Certains n’hésitent pas à l’analyser comme une conséquence directe du Brexit, compte tenu du fait que la Suisse a été placée dans la même catégorie que le Royaume-Uni. A cela, il faudrait bien évidemment répondre le cas échéant que la situation de la Suisse n’est pas celle de la Grande-Bretagne. Le respect de la libre circulation des personnes depuis la conclusion des premiers accords bilatéraux fait que la Suisse devrait être automatiquement assimilée aux pays de l’AELE. Une autre analyse –plus réaliste - consiste à interpréter la décision de l’UE comme une marque de zèle liée au dossier de l’accord institutionnel. Quoiqu’il en soit, à l’heure où ce dernier paraît cliniquement mort faute de respect des lignes rouges fixées par le Conseil fédéral, il convient de tabler sur le bon sens du Parlement européen et sur l’attitude positive du Conseil des ministres qui saura on l’espère se remémorer la dynamique ayant présidé à l’adoption de l’accord-cadre de coopération scientifique et technique entre la Suisse et l’ancienne communauté européenne. Dans les méandres du jeu institutionnel complexe de l’UE, rien ne semble encore gravé dans le marbre.


Jimmy Dupuis
Jimmy Dupuis,
Responsable du thème politique Economie Extérieure

Rôle du Centre Patronal

Le Centre Patronal prend position sur des dossiers politiques qui influencent directement ou indirectement les relations internationales de la Suisse et la compétitivité de ses entreprises.

Le Centre Patronal peut répondre à des procédures de consultation, participer à des campagnes de votations ou soutenir des interventions politiques ou parlementaires.

Dans ses prises de positions, le Centre Patronal soutient l’universalité des relations internationales de la Suisse, la conclusion ou le maintien d’accords internationaux favorables à l’économie helvétique, ainsi que le maintien, en Suisse, de conditions cadres (fiscales, monétaires, législatives) propices à la compétitivité des entreprises..

Nos principes, notre agenda

Notre position

La Suisse maintient et développe des accords commerciaux avec l’Europe et avec le reste du monde en respectant les lignes rouges qu'elle s'est fixées. Elle analyse l’évolution du «Brexit» afin d’optimiser sa stratégie commerciale vis-à-vis de l’Union européenne d’une part, de la Grande-Bretagne d’autre part. La législation intérieure ne doit pas péjorer la compétitivité des entreprises exportatrices.

Prochaines échéances

Avec l’Union européenne, les négociations doivent se poursuivre en vue d'un accord cadre institutionnel qui respecte la souveraineté des deux parties. L'évolution de la négociation sur le Brexit est suivie avec attention. 

Le «Projet fiscal 17» permettra à la Suisse de respecter les standards de l’OCDE et donc d’éviter que ses propres entreprises soient pénalisées à l’étranger. Il convient qu’il soit adopté rapidement.

L’initiative populaire «Entreprises responsables» menace les entreprises suisses actives à l’étranger. Si elle n'est pas retirée, elle devra être combattue.

L’initiative «Entreprises responsables» pénaliserait les entreprises suisses actives à l’étranger – et en particulier celles qui se comportent de manière responsable!

economie-exterieure

Commerce extérieur de la Suisse en 2016

L’Allemagne est le premier partenaire commercial de la Suisse, les Etats-Unis viennent en deuxième place.

Economie extérieure

juil. 10, 2018, 11:08
Related pages : Economie extérieure
commentaires
Load more comments
Rédiger un commentaire
,

Nos articles économie extérieure Tous

Service d’information

Service d’information

Service d’information

Cette publication, de format A4 recto-verso, propose chaque semaine une analyse d'un thème d’actualité, en donnant une position claire, argumentée et engagée à l’intention du monde économique, politique et médiatique.

 

 

Restez toujours informés.


Vous souhaitez pouvoir suivre l'actualité des assurances sociales, avoir un décryptage juridique régulier ou simplement découvrir les formations les plus adaptées à vos ambitions ? Abonnez-vous à nos newsletters !

Intérêts