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L'essentiel en bref

La Suisse exporte davantage de biens et de services qu’elle n’en importe. Pour préserver cette capacité qui contribue à sa prospérité, notre pays doit entretenir des relations commerciales avec le reste du monde, mais aussi maintenir sur son territoire des conditions cadres favorables à la compétitivité des entreprises.

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Jimmy Dupuis

Secrétaire patronal, politique générale

Notre dernier article économie extérieure

Coopération internationale : la faim justifie les moyens

juil. 18, 2019, 17:13 by Thery Couturier
Aux termes de l’article 54 alinéa 2 de la Constitution fédérale, la Confédération s’attache à préserver l’indépendance et la prospérité de la Suisse ; elle contribue notamment à soulager les populations dans le besoin et à lutter contre la pauvreté ainsi qu'à promouvoir le respect des droits de l'homme, la démocratie, la coexistence pacifique des peuples et la préservation des ressources naturelles.

Aux termes de l’article 54 alinéa 2 de la Constitution fédérale, la Confédération s’attache à préserver l’indépendance et la prospérité de la Suisse ; elle contribue notamment à soulager les populations dans le besoin et à lutter contre la pauvreté ainsi qu'à promouvoir le respect des droits de l'homme, la démocratie, la coexistence pacifique des peuples et la préservation des ressources naturelles. Ces différents objectifs relèvent dans une certaine mesure de la coopération internationale (CI), un instrument de la politique étrangère combinant plusieurs éléments de politique économique, migratoire et environnementale. En tant que concrétisation de la tradition humanitaire helvétique, la CI repose sur trois outils : l’aide humanitaire, la coopération au développement et la promotion de la paix.

En date du 2 mai 2019, le Conseil fédéral a ouvert une procédure de consultation relative au plan fédéral 2021-2024 en faveur de la coopération internationale. Il est à noter que c’est la toute première fois que le gouvernement se prête à cet exercice en matière de CI, ce qui révèle une volonté de se confronter à la critique constructive. A la lecture du rapport explicatif, il s’avère que plusieurs orientations inédites sont consacrées. Désormais, il sera possible de tenir compte des intérêts suisses lors de l’octroi de l’aide. Par ailleurs, il est prévu de concentrer les moyens sur des zones prioritaires, ce qui engendrera entre autres un désengagement progressif des pays d’Amérique latine. Le secteur privé - dont la capacité d’innovation est précieuse – sera enfin plus fréquemment sollicité. En somme, le nouveau plan tend à faire gagner la CI en efficacité.

Bien évidemment, les axes stratégiques définis par le Conseil fédéral n’ont pas manqué de susciter de vives réactions, surtout de la part des ONG, qui déplorent le critère de la prise en compte des intérêts suisses lors de l’octroi de l’aide. Certes, nul ne conteste que l’aide doive avant tout se focaliser sur les besoins des populations concernées, mais rien ne s’oppose à ce qu’elle serve également les intérêts de la Suisse. Aucune politique n’est totalement désintéressée et la CI constitue en définitive une politique comme une autre. A ce titre, on rappellera que le Parlement souhaite encourager la conclusion d’accords et de partenariats dans le domaine de la migration. L’aide suisse doit donc également se soucier de prévenir les migrations irrégulières en offrant aux citoyens des perspectives sur place.  Le fait de se préoccuper régulièrement des intérêts de la Suisse au moment d’octroyer une aide permettra de déboucher sur des solutions gagnant-gagnant. 

La CI n’échappe pas au débat sur les moyens alloués. Le plan fédéral 2021-2024 prévoit d’investir plus de 11 milliards en 4 ans, ce qui représente un montant conséquent. Il apparaît que les ONG souhaiteraient plus de moyens en faveur de la CI alors que l’UDC considère que cette somme est trop élevée. Le Centre Patronal considère pour sa part que le plan quadriennal trouve un juste milieu entre la lésine et la prodigalité, ce qui ne dispense pas les autorités d’instaurer un reporting financier de qualité. Quoi qu’il en soit, en comparaison internationale, la Suisse n’a pas à rougir puisqu’elle figure en bonne position dans le classement comparant les apports d’aide publique au développement des pays membres du Comité d’aide au développement de l’OCDE. Etant entendu que la Suisse vit de son interconnexion, la CI représente le prix à payer pour garantir un minimum de stabilité au niveau international et contribuer à la lutte contre la pauvreté.


Jimmy Dupuis
Jimmy Dupuis,
Responsable du thème politique Economie Extérieure

Rôle du Centre Patronal

Le Centre Patronal prend position sur des dossiers politiques qui influencent directement ou indirectement les relations internationales de la Suisse et la compétitivité de ses entreprises.

Le Centre Patronal peut répondre à des procédures de consultation, participer à des campagnes de votations ou soutenir des interventions politiques ou parlementaires.

Dans ses prises de positions, le Centre Patronal soutient l’universalité des relations internationales de la Suisse, la conclusion ou le maintien d’accords internationaux favorables à l’économie helvétique, ainsi que le maintien, en Suisse, de conditions cadres (fiscales, monétaires, législatives) propices à la compétitivité des entreprises..

Nos principes, notre agenda

Notre position

La Suisse maintient et développe des accords commerciaux avec l’Europe et avec le reste du monde en respectant les lignes rouges qu'elle s'est fixées. Elle analyse l’évolution du «Brexit» afin d’optimiser sa stratégie commerciale vis-à-vis de l’Union européenne d’une part, de la Grande-Bretagne d’autre part. La législation intérieure ne doit pas péjorer la compétitivité des entreprises exportatrices.

Prochaines échéances

Avec l’Union européenne, les négociations doivent se poursuivre en vue d'un accord cadre institutionnel qui respecte la souveraineté des deux parties. L'évolution de la négociation sur le Brexit est suivie avec attention. 

Le «Projet fiscal 17» permettra à la Suisse de respecter les standards de l’OCDE et donc d’éviter que ses propres entreprises soient pénalisées à l’étranger. Il convient qu’il soit adopté rapidement.

L’initiative populaire «Entreprises responsables» menace les entreprises suisses actives à l’étranger. Si elle n'est pas retirée, elle devra être combattue.

L’initiative «Entreprises responsables» pénaliserait les entreprises suisses actives à l’étranger – et en particulier celles qui se comportent de manière responsable!

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Commerce extérieur de la Suisse en 2016

L’Allemagne est le premier partenaire commercial de la Suisse, les Etats-Unis viennent en deuxième place.

Enjeux

Assurer la compétitivité des entreprises suisses

La législation suisse doit veiller à ne pas imposer de chicaneries inappropriées aux entreprises. Le coût du travail en Suisse constitue un frein à la compétitivité de la place économique ; bien que ce frein puisse être compensé par la qualité et l’innovation, il faut veiller à ne pas alourdir davantage des charges qui pèsent sur l'emploi.

Il convient en outre d’éviter toute réglementation maladroite qui prétériterait absurdement les entreprises suisses par rapport à leurs concurrentes étrangères (initiative «Entreprises responsables», interdictions ou normes discriminatoires pour certains produits, etc.).

La Banque nationale suisse (BNS) doit poursuivre une politique visant à éviter autant que possible une augmentation de la valeur du franc, ou du moins à retarder un tel effet.

Libre-échange : l’agriculture constitue un cas particulier

La volonté de développer le commerce extérieur de la Suisse ne doit pas conduire à sacrifier l’agriculture au sein d’un éventuel accord de libre-échange. L’agriculture constitue en effet un secteur particulier, qui doit certes évoluer, se moderniser et affronter une certaine concurrence, mais qui joue néanmoins un rôle infrastructurel (aménagement du territoire, mais aussi approvisionnement en cas de crise). A ce titre, l’agriculture mérite une certaine protection par rapport à la concurrence d'Etats étrangers où la production est nettement moins chère. Un juste milieu doit être trouvé entre la tentation de l’immobilisme et celle du libre-échange intégral.

Miser sur les accords commerciaux

La Suisse doit poursuivre une politique économique extérieure basée sur de nombreux accords commerciaux et de libre-échange, avec l’UE mais aussi dans le cadre de l’AELE, de l’OMC ou de manière autonome. Il faut chercher à conclure des accords commerciaux qui restreignent le moins possible la souveraineté politique de la Suisse.

L’appartenance de la Suisse à l’AELE doit être exploitée au mieux. Cette dernière pourrait retrouver davantage d’importance dans le cas où la Grande-Bretagne y ferait son retour – il ne s’agit pour le moment que d’une éventualité, mais la Suisse aurait intérêt à l’encourager.

Nos relations avec la Grande-Bretagne doivent être entretenues et développées, quels que soient les développements du «Brexit».

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Cette publication, de format A4 recto-verso, propose chaque semaine une analyse d'un thème d’actualité, en donnant une position claire, argumentée et engagée à l’intention du monde économique, politique et médiatique.

 

 

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