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L'essentiel en bref

L’agriculture fournit les aliments de première nécessité et joue un rôle essentiel dans la société. A ce titre, les agriculteurs doivent pouvoir vivre de leur production. Les soutiens accordés doivent avant tout permettre de produire des aliments de bonne qualité, issus d’une agriculture de proximité, respectueuse de l’environnement et conforme aux exigences sociales. Les surfaces agricoles sont un élément important dans l’aménagement du territoire, qui doit concilier les intérêts de l’ensemble de la société..

Personne de contact

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Philippe Herminjard

Responsable du thème

Rôle du Centre Patronal

Le Centre Patronal défend les intérêts patronaux des agriculteurs et des vignerons face à l’administration galopante, au cadre législatif toujours plus contraignant et à l’hygiénisme exacerbé ambiant. Il soutient l’agriculture dans ses rôles de nourricière de la population et d’actrice économique et veille à ce que les travailleurs de la terre puissent décemment vivre de leur production.

Le Centre Patronal partage ses compétences pour préserver et améliorer les conditions-cadre de l’économie en général ainsi que celles de l’agriculture et de la viticulture en particulier. Le monde agricole participe à l’essor de l’économie du canton, il fait de ce fait partie des préoccupations de la maison de l’économie. .

Nos principes, notre agenda

Notre position

Le secteur agricole doit être soutenu par le biais des paiements directs, car ce secteur, qui ne peut délocaliser, assure quelque cinquante pourcent de notre autosuffisance alimentaire à des prix qui peinent à rivaliser avec les produits importés. Il convient cependant de maintenir une agriculture productive et des cultures intensives partout où cela est possible. Le rôle des agriculteurs ne peut être réduit à celui d’un «jardinier du paysage».

Prochaines échéances

 Depuis les années nonante, l’essentiel en matière agricole se décide à Berne. La Politique agricole 2018+ dessinera les contours de l’agriculture future. Le Centre Patronal veillera dans ce cadres à ce que les intérêts patronaux et ceux d’une agriculture productive soient préservés et renforcés. Nos efforts seront axés en particulier sur la nécessaire consolidation de la promotion des produits agricoles et des vins suisses.

Notre objectif: Par une agriculture productive, maintenir notre niveau d’autosuffisance alimentaire et gérer la zone agricole en bonne intelligence entre acteurs économiques.

Nos victoires sont les vôtres

Voici la liste des dernières victoires électorales que nous avons remporté grâce à votre soutien et qui permettent de faire avancer notre économie dans la bonne direction.

Enjeux

Politique agricole 2022+

Dans le cadre des orientations de la prochaine politique agricole, il conviendra de doter les mesures d’améliorations foncières et les institutions de crédits agricoles de moyens financiers suffisants. Il s’agira également de renforcer le soutien aux investissements ruraux et de réduire les coûts de production pour rester compétitifs face aux produits importés. Les mesures devront permettre de se préparer aux changements climatiques, à la modernisation des infrastructures et de l’appareil de production. Dans ce cadre, une agriculture productive doit être préservée, sans renforcer les normes salariales, sociales, sanitaires ou environnementales déjà parmi les plus exigeantes au monde.

Fiscalité immobilière

Afin d’atténuer les effets de la jurisprudence du Tribunal fédéral concernant l’imposition des immeubles agricoles, le passage, dans le canton de Vaud, du système dualiste d’imposition des gains immobiliers à un système moniste – déjà pratiqué dans dix cantons – en veillant à ne pas alourdir la charge fiscale des propriétaires, doit être envisagé et étudié.

Promotion coordonnée des produits agricoles et du vin vaudois

Favoriser le développement d’une stratégie cantonale de promotion de la production agricole et viticole vaudoises, qui tienne compte des nouvelles attentes des consommateurs. Favoriser et développer les produits AOP & IGP ainsi que les labels et marques à notoriété. Encourager l’œnotourisme au plan régional, en collaboration étroite avec les milieux de la restauration, de l’hôtellerie et du tourisme.

Formation professionnelle et vulgarisation agricoles

Faciliter l’acquisition des compétences professionnelles des patrons d’exploitation, notamment dans les domaines de l’entrepreneuriat et de l’innovation technologique, de manière à faire face aux exigences croissantes des métiers. Favoriser la création d’un pôle de compétences cantonal agricole et viticole, de recherche appliquée et de promotion de l’ensemble des produits agricoles, vin compris, est nécessaire à terme. Il s’agit aussi de soutenir les producteurs par un service tourné vers des projets innovants, en particulier ceux intégrant la digitalisation des techniques de production.

Prises de position

Nos articles sur l'agriculture Tous

12.08.2020 - ECONOMIE EXTÉRIEURE - Jimmy Dupuis

Il faut sauver le marché intérieur

En sus des politiques monétaires très accommodantes menées par les différentes banques centrales,   les Etats européens ont pour la plupart pris de sérieuses mesures budgétaires afin de répondre à la crise du coronavirus. Cependant, malgré un activisme certain en matière de politique conjoncturelle, le Vieux Continent affronte une tendance déflationniste. Après le choc de l’offre généré par les mesures initiales de lutte contre la pandémie, on en vient à présent à redouter un choc de la demande. La consommation accuse incontestablement un ralentissement inquiétant alors même que les prix commencent à diminuer. Ceci étant, il serait prématuré d’agiter le spectre de la spirale déflationniste. En effet, l’Europe se trouve actuellement plutôt en situation de désinflation, à savoir de réduction de l’inflation. Or, en période de reprise économique, il y a de fortes chances pour que l’inflation remonte, avec comme objectif un équilibre retrouvé entre épargne et investissement.

Sur le plan continental, le plan de relance européen constitue la mesure budgétaire phare pour sortir du marasme économique. Pour la première fois de son histoire, l’Union européenne (UE) recourt à l’endettement commun. Les eurobonds de la Commission européenne marquent ainsi une nouvelle étape dans l’intégration européenne. Outre le fait de rassurer les investisseurs, l’adoption du plan de relance a eu des conséquences immédiates sur le marché des changes : l’euro a repris du poil de la bête face au dollar. Il faut avouer que depuis la baisse des taux décrétée par la Réserve fédérale américaine (Fed), ce dernier est devenu nettement moins attractif pour les investisseurs. Le dollar souffre également du déficit budgétaire abyssal des Etats-Unis doublé d’une instabilité politique devenue récurrente sous l’ère trumpienne.  

Certes, le plan européen de relance de l’activité économique ne s’est pas imposé comme une évidence ; les Etats membres se sont accordés au forceps. Si un compromis a pu être trouvé, c’est d’ailleurs pour une raison simple : il fallait absolument sauver le marché unique. Des pays comme l’Italie – qui traverse une phase de récession inédite – ou l’Espagne sont littéralement « too big to fail ». La pérennité du marché unique suppose qu’aucun Etat d’importance ne s’effondre. Les Etats dits « frugaux » ont donc beau rechigner à financer les égarements macroéconomiques des PIGS (Portugal, Italie, Grèce, Espagne) et s’élever contre une tutelle franco-allemande, il n’en demeure pas moins qu’il était nécessaire d’injecter de la confiance, fût-ce à crédit. On rappellera à toutes fins utiles que les pays nordiques demeurent les principaux bénéficiaires du marché européen.

Le plan de relance porte sur un montant de 750 milliards d’euros – dont 390 seront octroyés sous forme de subventions et 360 sous forme de prêts – ce à quoi il faut ajouter  les 100 milliards du fonds anticrise de la Commission européenne. Dès lors, l’UE va mobiliser 850 milliards d’euros sous forme d’emprunts, se transformant ainsi en importante émettrice d’obligations. Il reste à présent à savoir comment le marché obligataire va se comporter face aux sollicitations de l’UE. Cette dernière a beau être plébiscitée par les agences de notation, il n’en demeure pas moins que sa solvabilité à long terme est sujette à caution. 

Quoi qu’il en soit, le resserrement des rangs au sein de l’UE intervient à un moment clé. La concurrence exacerbée entre les Etats-Unis et la Chine laisse craindre un effondrement du multilatéralisme. L’épisode de la vente forcée de l’application TikTok à Microsoft n’augure certainement pas des lendemains meilleurs. Parallèlement, le blocage de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) n’arrange en rien les choses. Au sein d’une économie mondiale prise en tenaille entre les impératifs électoraux américains et l’agressivité chinoise, l’UE doit par conséquent s’imposer comme un contrepoids. Elle devra pour ce faire mener d’importantes réformes structurelles en repensant notamment un Pacte de stabilité qui dysfonctionne.

 

Pour sa part, à l’instar des pays nordiques, la Suisse bénéficie largement du marché intérieur européen. A ce titre, le plan de relance constitue une bonne nouvelle, non seulement parce qu’il permet de diminuer la pression sur le franc, mais encore parce qu’il favorise la reprise économique helvétique. Dans ces conditions, il serait particulièrement malvenu pour la Confédération de quitter un marché unique dopé à coup de centaines de milliards. Une acceptation de la dangereuse initiative de limitation ne ferait ainsi qu’aggraver la crise économique que nous subissons actuellement. En cette période troublée, la Suisse doit plus que jamais rester tournée vers l’extérieur.


Jimmy Dupuis
Jimmy Dupuis,
Responsable du thème politique Economie Extérieure

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