Après le vigoureux refus des initiatives alimentaires par le peuple suisse, que faire ?

oct. 3, 2018, 11:06 by Thery Couturier
Le 23 septembre dernier, les deux initiatives alimentaires ont été rejetées avec 37% de participation pour les raisons principales suivantes : le risque d’augmentation des prix des aliments était patent, la notion « équitable » défendue par les Verts restait peu concrètes, les mesures imposaient des contrôles inapplicables et on revenait à l’agriculture planifiée d’antan. Le consommateur perdait toute liberté de choix de nourriture et les milieux paysans étaient divisés sur ces objets.

Le 23 septembre dernier, les deux initiatives alimentaires ont été rejetées avec 37% de participation pour les raisons principales suivantes : le risque d’augmentation des prix des aliments était patent, la notion « équitable » défendue par les Verts restait peu concrètes, les mesures imposaient des contrôles inapplicables et on revenait à l’agriculture planifiée d’antan. Le consommateur perdait toute liberté de choix de nourriture et les milieux paysans étaient divisés sur ces objets.

Le découpage géo-sociologique des résultats des votes montre une Suisse (romande) assez ouverte prête à défendre un protectionnisme douanier et une autre Suisse (alémanique), habituellement plus conservatrice qui défend l’ouverture des marchés ; un paradoxe. Cela étant, outre les votants qui ont soutenu ces deux textes - soit 38% pour les « Aliments équitables » et 31% pour la « souveraineté alimentaire » beaucoup de citoyens sont prêts à faire plus d’efforts pour favoriser une agriculture indigène plus responsable sur les plans éthologique, écologique et social pour autant que la sécurité alimentaire plébiscitée en votation populaire l’an dernier à 80% de votes favorables soit mise en œuvre. Avec le refus des deux initiatives du 23.09, le Conseil fédéral peut désormais aller de l’avant dans ce sens.

En attendant, chaque citoyen peut toutefois prendre – de son plein gré et sans contraintes légales – des habitudes alimentaires nouvelles qui s’inscrivent dans le respect des animaux, de l’écologie et des règles sociales en consommant « responsable ». Par exemple : Prohiber toute forme de tourisme d’achat, acheter d’abord des produits certifiés d’origine suisse, acheter local directement chez des producteurs près de chez soi, choisir des produits d’agriculture biologique et équitables en se fiant à certains labels. Des habitudes relativement simples à intégrer mais qui multipliées par un grand nombre de citoyens peuvent soutenir concrètement l’agriculture helvétique.

PH-signature

Philippe Herminjard,
Secrétaire patronal

Après le vigoureux refus des initiatives alimentaires par le peuple suisse, que faire ?

oct. 3, 2018, 11:06 by Thery Couturier
Le 23 septembre dernier, les deux initiatives alimentaires ont été rejetées avec 37% de participation pour les raisons principales suivantes : le risque d’augmentation des prix des aliments était patent, la notion « équitable » défendue par les Verts restait peu concrètes, les mesures imposaient des contrôles inapplicables et on revenait à l’agriculture planifiée d’antan. Le consommateur perdait toute liberté de choix de nourriture et les milieux paysans étaient divisés sur ces objets.

Le 23 septembre dernier, les deux initiatives alimentaires ont été rejetées avec 37% de participation pour les raisons principales suivantes : le risque d’augmentation des prix des aliments était patent, la notion « équitable » défendue par les Verts restait peu concrètes, les mesures imposaient des contrôles inapplicables et on revenait à l’agriculture planifiée d’antan. Le consommateur perdait toute liberté de choix de nourriture et les milieux paysans étaient divisés sur ces objets.

Le découpage géo-sociologique des résultats des votes montre une Suisse (romande) assez ouverte prête à défendre un protectionnisme douanier et une autre Suisse (alémanique), habituellement plus conservatrice qui défend l’ouverture des marchés ; un paradoxe. Cela étant, outre les votants qui ont soutenu ces deux textes - soit 38% pour les « Aliments équitables » et 31% pour la « souveraineté alimentaire » beaucoup de citoyens sont prêts à faire plus d’efforts pour favoriser une agriculture indigène plus responsable sur les plans éthologique, écologique et social pour autant que la sécurité alimentaire plébiscitée en votation populaire l’an dernier à 80% de votes favorables soit mise en œuvre. Avec le refus des deux initiatives du 23.09, le Conseil fédéral peut désormais aller de l’avant dans ce sens.

En attendant, chaque citoyen peut toutefois prendre – de son plein gré et sans contraintes légales – des habitudes alimentaires nouvelles qui s’inscrivent dans le respect des animaux, de l’écologie et des règles sociales en consommant « responsable ». Par exemple : Prohiber toute forme de tourisme d’achat, acheter d’abord des produits certifiés d’origine suisse, acheter local directement chez des producteurs près de chez soi, choisir des produits d’agriculture biologique et équitables en se fiant à certains labels. Des habitudes relativement simples à intégrer mais qui multipliées par un grand nombre de citoyens peuvent soutenir concrètement l’agriculture helvétique.

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Philippe Herminjard,
Secrétaire patronal

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