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24.06.2019 - AGRICULTURE - Philippe Herminjard

La frénésie autour des pesticides gagne le Parlement

Lors de la session d’été, le Conseil national (CN) a traité durant près de neuf heures de deux initiatives populaire : "Pour une eau potable propre et une alimentation saine" (elle demande que les paiements directs ne soient accordés qu'aux exploitations agricoles qui ne recourent pas à des pesticides, qui pratiquent l'élevage sans utiliser des antibiotiques à titre prophylactique et dont le bétail est nourri avec des aliments issus de l'exploitation. La qualité de l'eau devrait ainsi être garantie) et "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse" (elle demande l’interdiction de tout pesticide de synthèse dans la production agricole, dans la transformation des produits agricoles et dans l'entretien du territoire. Elle exige également l’interdiction d'importer des denrées alimentaires qui contiennent des pesticides de synthèse). Les deux initiatives sont traitées ensemble tant elles sont proches sur le fond. Elles sont considérées comme extrémistes par la majorité de la Commission de l’économie et des redevances du CN et en plénum, elles ont été clairement refusées sans contre-projet.

Ces deux objets seront traités par le Conseil des États avant d’être mis en votation populaire vraisemblablement durant le premier trimestre 2020.

À l’issu de ce débat fleuve, l’observateur est frappé par le durcissement du discours des minorités qui souhaitaient le renvoi en commission pour la rédaction de contre-projets indirects. À les entendre, l’agriculture helvétique avait fait certes quelque progrès mais bien insuffisamment au vu de la situation du climat, de la diminution de la biodiversité et des traces de glyphosate retrouvées dans les eaux. La stigmatisation des milieux paysans était palpable. De multiples attaques se sont concrétisées dans les votes : les verts, les socialistes et les vert-libéraux ont pris des positions dogmatiques tranchées contre l’agriculture nourricière.

Gageons que le Conseil des États rejette également sans contre-projets ces initiatives jusqu'au-boutistes.


PH-signature

Philippe Herminjard,
Responsable du thème politique Agriculture

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