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22.01.2020 - AGRICULTURE - Philippe Herminjard

La polyphonie viticole n’a aucune chance d’être entendue par le politique

En 2019, la presse a relaté différents mouvements de jeunes vignerons qui ont exprimé leurs préoccupations sur un marché du vin en difficulté. On a observé des approches différentes des deux mouvements : le premier, les « Raisins de la colère », a manifesté à Berne pour fermer les frontières afin de préserver la production de vin indigène. Le second, prône des mesures de promotion des ventes pour nos crus en attirant l’attention de toute la filière vin pour promulguer le slogan « swisswinegreatagain ». Deux solutions très éloignées l’une de l’autre.

A l’écoute des medias, le citoyen pouvait avoir l’impression que faute d’activité des organisations professionnelles de la vigne et du vin, les jeunes donnaient de la voix pour secouer ces dernières sensées les défendre. Or, il n’en est rien. Depuis 2003, ce ne sont pas moins de douze interpellations qui ont été déposées au Parlement à Berne pour revoir les paramètres permettant de limiter le contingent d’importation de vin. La plupart étaient téléguidées par la branche vitivinicole. À ce jour, aucune n’a trouvé les faveurs de la majorité des parlementaires.

La crise vitivinicole récente s’explique avant tout par la baisse de consommation généralisée en Suisse qui touche tous les vins, importés ou non. Celle-ci touche de plein fouet le principal marché des vins, la grande distribution. Les jeunes promoteurs du « swisswinegreatagain » ont sans doute raison de proposer davantage de mesures de promotion des ventes. En juillet dernier déjà, le Conseil fédéral sous l’impulsion de la branche a décidé de mesures de promotion additionnelles et temporaires ciblées dans la grande distribution.

1er constat : Les jeunes vignerons doivent être mieux intégrés par la branche, car à l’évidence, aucun ne semblait être au courant que bien des mesures avaient déjà été entreprises. 2nd constat : la branche doit mieux communiquer auprès des producteurs, les jeunes en particulier. Cela rappelle l’importance d’un corporatisme bien compris pour la branche dans ses dimensions larges (vigne et vin) et régionales. La branche doit inviter les jeunes à s’investir à tout niveau dans leurs organisations professionnelles suisses et régionales. Les organisations ont donc bien œuvré en amont mais elles doivent mieux le faire savoir.


PH-signature

Philippe Herminjard,
Responsable du thème politique Agriculture

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