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22.02.2021 - AGRICULTURE - Philippe Herminjard

Organismes génétiquement modifiés : oui au moratoire pour parfaire les connaissances scientifiques à leur sujet

La Confédération propose de prolonger encore de quatre ans le moratoire sur la mise en circulation d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Nous acceptons cette prolongation, à condition que les budgets alloués à AGROSCOPE et à la recherche fondamentale soient maintenus, voire renforcés pour les produits végétaux issus d’OGM ou d’édition génomique, car ces domaines sont encore mal connus.

L’actuel moratoire interdisant la production d’OGM sur le territoire suisse, déjà prolongé à trois reprises depuis une quinzaine d’années, arrive à échéance à fin 2021. La Confédération a mis en consultation une adaptation de la loi sur le génie génétique prévoyant de prolonger ce moratoire une nouvelle fois jusqu’à fin 2025. Ces quatre années supplémentaires devraient être mises à profit pour étudier les questions que posent de nouvelles techniques de modification génétique, notamment l’«édition génomique» – dont l’objectif reste toujours d’obtenir des variétés de plantes plus résistantes aux maladies et aux autres organismes parasites. Le Conseil fédéral cherche à obtenir une position harmonisée avec celle de l’Union européenne.

Considérant les réticences des consommateurs, mais aussi la position des principaux acteurs du secteur agricole, la prolongation du moratoire apparaît comme le seul choix possible. Toutefois la recherche sur les OGM reste explicitement autorisée et les instituts de recherche doivent dès lors poursuivre et renforcer leurs travaux sur les produits génétiquement modifiés (PGM) limités aux seuls végétaux. Les objectifs prioritaires consistent à développer des plantes et des variétés peu ou pas sensibles aux ravageurs, maladies et viroses de manière à limiter drastiquement les risques liés à l’utilisation de produits phytosanitaires.

La coexistence entre cultures OGM et sans OGM reste une des voies d’avenir pour l’agriculture suisse. Si les produits végétaux OGM devaient être confirmés comme sains pour l’alimentation humaine à l’avenir, il faudrait permettre aux agriculteurs suisses d’être concurrentiels sur un marché qui serait alors rendu très difficile par la concurrence de produits importés.

Pour ces raisons, la prolongation du moratoire est une bonne mesure pour autant que les budgets alloués à AGROSCOPE et à la recherche fondamentale soient maintenus, voire renforcés pour les produits végétaux issus d’OGM ou d’édition génomique.

Notre prise de position complète


PH-signature

Philippe Herminjard,
Responsable du thème politique Agriculture

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