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24.08.2020 - MOBILITÉ - Patrick Eperon

Le vélo n’est pas une vache sacrée

Le peuple et les cantons ont approuvé, le 23 septembre 2018, le contre-projet direct relatif à l’initiative populaire « vélo », initiative retirée quelques mois plus tôt.

De ce fait, les voies cyclables (qui peuvent être des bandes cyclables, des pistes cyclables ou des autoroutes cyclables, catégories à ne pas confondre entre elles), doivent être assimilées aux chemins et sentiers pédestres, ni plus ni moins. Par ailleurs, la Confédération peut et non doit soutenir les cantons (et les communes) lors de la planification, de l’aménagement et de la conservation des réseaux de voies cyclables, ainsi que lors de la fourniture d’informations en la matière.

Suite à l’adoption de ce contre-projet, concrétisé par une reformulation de l’article 88 de la Constitution fédérale, le Conseil fédéral a mis en consultation, ces derniers mois, une disposition d’exécution, de portée législative. Or, ce projet de loi respecte l’esprit si ce n’est la lettre de l’initiative « vélo », et non l’esprit si ce n’est la lettre du contre-projet adopté par le peuple et les cantons !

Une telle arnaque politique se justifie d’autant moins que la mobilité douce, qui comprend non seulement le vélo mais aussi la marche à pied, n’absorberait, d’ici 2040, que 2% des prestations du transport de personnes pour la part « vélo », contre près de 70% pour le trafic individuel motorisé (voitures).

Il va également sans dire que les organisations spécialisées « vélo » ne doivent pas disposer du droit de recours et qu’elles ne doivent pas être chargées de tâches en matière de planification ou d’aménagement des réseaux de voies cyclables. A défaut, la porte serait grande ouverte à des abus de type « juge et partie », ainsi qu’à à la mise en place d’une nouvelle machine à subventions.

Par conséquent, ni le projet de loi fédérale sur les voies cyclables ni les modifications parallèles de deux autres lois fédérales, ne peuvent être soutenus en l’état : le vélo n’est pas une vache sacrée, mais un moyen de transport parmi d’autres.


P.Eperon-signature

Patrick Eperon,
Responsable thème politique mobilité

 

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