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18.02.2021 - MOBILITÉ - Patrick Eperon

Mobilité post-COVID-19 : vers un transfert du rail à la route ?

Le télétravail n’a pas fait beaucoup baisser le trafic automobile. La baisse de fréquentation est plus forte dans les transports publics, peur du COVID oblige, tandis que le vélo ne joue, pour l’heure, qu’un rôle marginal en Suisse. La COVID-19 menace le principal objectif de la politique suisse des transports, à savoir le transfert du trafic de la route au rail. 

Il ne s’agit pas là d’affirmations des lobbies routier ou pétrolier si volontiers décriés, mais bien de citations… de commentateurs de la RTS, lors du téléjournal de 19h30 du 20 janvier dernier. 

Lors de la même émission, un spécialiste romand reconnu des transports a déclaré que « Pour la première fois depuis pratiquement trente ans, on a un transfert modal des transports publics vers la voiture ». 

S’il est encore hasardeux de répondre à la question d’une modification durable de notre mobilité, il est par contre déjà évident que la demande en transports terrestres (rail et route) est différente de ce qu’elle était avant la pandémie.  

En ce sens, le nouveau président de la direction générale des CFF, a reconnu, lors d’interviews à divers médias romands, avant Noël dernier, que l’ex-régie fédérale compte moitié moins de clients sur ses grandes lignes et 40% de clients en moins en trafic régional voyageurs. Le patron des CFF a également souligné qu’il ne s’attend pas à un retour à la normale avant deux à trois ans. 

A l’inverse, l’Office fédéral des routes (OFROU) a publié, début juillet 2020, un communiqué soulignant que, si les mesures visant à enrayer la pandémie de COVID-19 avaient entraîné une forte baisse du trafic sur les autoroutes, le trafic avait repris rapidement dès l’assouplissement des mesures susmentionnées. 

Cette résistance à la baisse du trafic routier motorisé semble confirmée par les comptages comparatifs de trafic journalier moyen effectués par l’OFROU pour le mois de janvier 2019 et le mois de janvier 2021, près de Renens. 

A bon entendeur ! 


P.Eperon-signature
Patrick Eperon,
Responsable thème politique mobilité
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