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02.07.2020 - NUMÉRIQUE - Nicolas Tripet

App Swisscovid : aussi suisse que possible autant de GAFAM que nécessaire

Cela a été dit et re-dit, le succès de l’application Swisscovid dépend de son taux d’acceptation et donc de sa compréhension et la communication de la Confédération. Même si l’on dénombre près d’un million de téléchargements en moins d’une semaine, quelques incohérences de communication semblent avoir entaché son lancement. A ce titre, il apparaît intéressant de tordre le coup à certaines idées reçues. En effet, si au départ, l’application était vantée 100% suisse, il s’avère que ce n’est techniquement pas possible. D’une part, une API, sorte de base de logiciel, de Google et Apple est nécessaire pour faire « tourner » sur IOS ou Android le protocole DP-3T développé notamment par l’EPFL et l’EPFZ. D’autre part, l’app – comme toute application- doit être distribuée via l’Appstore et Googleplay, les plateformes de téléchargement d’applications des deux géants précités. Par ailleurs, l’infrastructure informatique de la Confédération ne le permettant pas, un tiers, Amazon CloudFront, distribuera les données. Il en sera, en quelques sorte, le relais. Enfin, la plateforme sur laquelle est hébergée le code source du protocole DP-3T, GitHub, appartient à Microsoft.

La liste de ces acteurs en font-ils une application dont on doit se méfier, car pilotée par les GAFAM ? Rien n’est moins sûr. En effet, aucune des entités précitées n’aura accès aux données pour traitement. Ce dernier sera réalisé dans le centre de calcul de l'administration fédérale. Ainsi, n’en déplaise à ses détracteurs, l’application Swisscovid est aussi suisse que possible et autant GAFAM que nécessaire.

Davantage d’information sur le site de la Confédération : https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/swisscovid-app-und-contact-tracing.html


Swisscovid, le vrai du faux…

Affirmation

Vrai

Faux

Explication

Tous mes déplacements seront connus et transmis à la Confédération

 

X

L’application ne se base pas sur le système de géolocalisation, mais sur le protocole DP-3T (Decentralized Privacy-Preserving Proximity Tracing) utilisant le bluetooth. Les smartphones munis de l’application Swisscovid s’échangent des informations cryptées (identifiants aléatoires) quant aux personnes rencontrées à portée de bluetooth et non des informations relatives aux lieux/déplacements

Mes données seront centralisées sur un serveur

 

X

Contrairement au système français, les données de l’app Swisscovid sont enregistrées localement sur le smartphone et effacées après 14 jours.

Les Gafam pourront accéder à mes données

 

X

Le système d'application SwissCovid a été développé sur mandat de l'OFSP en coopération avec l'Office fédéral de l'informatique et de la télécommunication (OFIT), les deux écoles polytechniques fédérales de Zurich (EPFZ) et de Lausanne (EPFL) ainsi qu’avec la société suisse Ubique.

Une API, sorte de base de logiciel, de Google et Apple est nécessaire pour faire «tourner» sur IOS ou Android le protocole DP-3T permettant l’usage du Bluetooth pour le tracing. D’autre part, l’app – comme toute application- doit être distribuée via l’Appstore et Googleplay, les plateformes de téléchargement d’applications des deux géants précités. L’infrastructure informatique de la Confédération ne le permettant pas, un tiers, Amazon CloudFront, distribuera les données. Il en sera en quelques sorte le relais. Cependant, aucun des GAFAM précités n’aura accès aux données pour traitement. Ce dernier sera réalisé dans le centre de calcul de l'administration fédérale.

L’application m’avertira lorsque je croise des personnes infectées afin de me permettre de les éviter

 

X

L’application ne transmet rien en direct, mais avertit les personnes lorsqu’elles ont été en contact avec des personnes infectées. Par ailleurs, les échanges d’informations entre les smartphones se font de manière cryptée, aucun nom, numéro de téléphone ne sont échangés.

Tout le monde saura si je suis infecté

 

X

Si le test que j’effectue auprès de mon médecin est positif, ce dernier me transmettra un code à inscrire volontairement dans l’app. De ce fait, les détenteurs de smartphones côtoyés à portée de Bluetooth seront avertis qu’ils ont été en contact (1,5m durant au moins 15 minutes) avec une personne infectée.

Cette application est basée sur la responsabilité

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Les personnes ayant téléchargé l’application sont responsables de l’activer, de maintenir le Bluetooth enclenché et d’inscrire volontairement le code transmis par leur médecin en cas de test positif.

Cette application engendrera une consommation plus élevée de la batterie de mon smartphone

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Le bluetooth et l’actualisation en arrière-plan des applications augmentera sensiblement la consommation de la batterie de votre smartphone par rapport à votre usage normal si ces éléments ne sont pas enclenchés habituellement

Cette app pourrait être piratée

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Le risque zéro n’existant pas, l’app peut théoriquement être hackée. La fuite de données impliquerait la possibilité de création de faux foyers infectieux et non la diffusion de géolocalisation des utilisateurs.

Cette application a été lancée sans passer par la voie démocratique

 

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Le Conseil des Etats et le Conseil national ont adopté une base légale (modification de la loi sur les épidémies et ordonnance Covid-19) lors de la session d’été 2020.

Cette application est la porte ouverte à tous les abus et un premier pas vers la surveillance généralisée

 

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L’utilisation de cette application se base sur une modification de la loi sur les épidémies. Sa portée a une durée limitée à un an. En outre, le téléchargement, l’activation et l’utilisation de cette application se fait sur une base volontaire.

L’app ne fonctionne uniquement en Suisse

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D’autres pays ont développé une app sur le même protocole DP-3T. En Europe, on dénombre notamment l’Allemagne, l’Italie, le Danemark, l’Espagne, le Portugal, l’Autriche et l’Irlande. Des discussions sont en cours pour rendre les notifications inter-app compatibles




Nicolas Tripet

Nicolas Tripet,
Responsable du thème politique Numérique

 

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