Stabilisation de l’AVS / AVS 21

oct. 29, 2018, 10:44 by Thery Couturier
A la suite de l’échec de Prévoyance-vieillesse 2020, le 24 septembre 2017, le Conseil fédéral a rapidement remis l’ouvrage sur le métier et a lancé une procédure de consultation sur un nouveau projet de réforme portant cette fois-ci uniquement sur l’AVS.

A la suite de l’échec de Prévoyance-vieillesse 2020, le 24 septembre 2017, le Conseil fédéral a rapidement remis l’ouvrage sur le métier et a lancé une procédure de consultation sur un nouveau projet de réforme portant cette fois-ci uniquement sur l’AVS. Ce projet suscite un grand scepticisme, notamment du point de vue de son acceptabilité politique. Il y a lieu de faire un premier constat : on ne s’attaque pas à la racine des problèmes structurels de l’AVS, mais l’on persiste à vouloir les masquer en prévoyant des financements supplémentaires massifs (90% grosso modo au titre de recettes contre 10% au titre d’économies). La seule mesure susceptible de diminuer les dépenses est le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. Compte tenu de la nette prolongation de l’espérance de vie et des impasses budgétaires qui attendent la prévoyance vieillesse, un tel relèvement se justifie. Mais on a vu que la mesure est peu populaire et qu’elle reste largement contestée, notamment à gauche de l’échiquier politique. Par ailleurs toutes mesures de compensation pour les femmes proches de la retraite, qui « mangent » une grosse partie des économies ainsi réalisées, sont à rejeter. Pour le surplus, il est hors de question d’accepter une hausse de la TVA de 1,5 point, totalement démesurée. Elle aurait des conséquences fâcheuses pour l’économie de notre pays et le pouvoir d’achat des ménages. Tout au plus serait-il concevable d’envisager une hausse modérée de l’ordre de 0,6 point, telle que proposée dans Prévoyance-vieillesse 2020. Il y a tout à craindre, si le projet n’est pas profondément remanié, qu’on coure une fois de plus à l’échec. Il serait assurément temps de repenser tout le système de la prévoyance et de changer de paradigme en abandonnant, comme le Centre Patronal l’a proposé au conseiller fédéral Alain Berset, toute notion d’âge de la retraite pour passer à un système fondé sur les années de cotisations. Affaire à suivre…

AM-signature

Alain Maillard,
Secrétaire Patronal

Stabilisation de l’AVS / AVS 21

oct. 29, 2018, 10:44 by Thery Couturier
A la suite de l’échec de Prévoyance-vieillesse 2020, le 24 septembre 2017, le Conseil fédéral a rapidement remis l’ouvrage sur le métier et a lancé une procédure de consultation sur un nouveau projet de réforme portant cette fois-ci uniquement sur l’AVS.

A la suite de l’échec de Prévoyance-vieillesse 2020, le 24 septembre 2017, le Conseil fédéral a rapidement remis l’ouvrage sur le métier et a lancé une procédure de consultation sur un nouveau projet de réforme portant cette fois-ci uniquement sur l’AVS. Ce projet suscite un grand scepticisme, notamment du point de vue de son acceptabilité politique. Il y a lieu de faire un premier constat : on ne s’attaque pas à la racine des problèmes structurels de l’AVS, mais l’on persiste à vouloir les masquer en prévoyant des financements supplémentaires massifs (90% grosso modo au titre de recettes contre 10% au titre d’économies). La seule mesure susceptible de diminuer les dépenses est le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans. Compte tenu de la nette prolongation de l’espérance de vie et des impasses budgétaires qui attendent la prévoyance vieillesse, un tel relèvement se justifie. Mais on a vu que la mesure est peu populaire et qu’elle reste largement contestée, notamment à gauche de l’échiquier politique. Par ailleurs toutes mesures de compensation pour les femmes proches de la retraite, qui « mangent » une grosse partie des économies ainsi réalisées, sont à rejeter. Pour le surplus, il est hors de question d’accepter une hausse de la TVA de 1,5 point, totalement démesurée. Elle aurait des conséquences fâcheuses pour l’économie de notre pays et le pouvoir d’achat des ménages. Tout au plus serait-il concevable d’envisager une hausse modérée de l’ordre de 0,6 point, telle que proposée dans Prévoyance-vieillesse 2020. Il y a tout à craindre, si le projet n’est pas profondément remanié, qu’on coure une fois de plus à l’échec. Il serait assurément temps de repenser tout le système de la prévoyance et de changer de paradigme en abandonnant, comme le Centre Patronal l’a proposé au conseiller fédéral Alain Berset, toute notion d’âge de la retraite pour passer à un système fondé sur les années de cotisations. Affaire à suivre…

AM-signature

Alain Maillard,
Secrétaire Patronal

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