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17.08.2018 - MOBILITÉ - Patrick Eperon

1,3 milliard de francs en temps perdu dans les embouteillages en 2015 ! Chaos routier en vue pendant la décennie 2020

Début août dernier, l’Office fédéral du développement territorial (ARE) a publié un communiqué de presse au titre trompeur « Les embouteillages sur les routes suisses ont coûté près de 1,9 milliard de francs en 2015 ».

Comme ce communiqué de presse se rapporte à une étude qui actualise les données relatives aux coûts du temps perdu dans les embouteillages en 2015 et 2017, le communiqué aurait dû paraître sous le titre « 1,3 milliard de francs en temps perdu dans les embouteillages en 2015 ! ».

En effet, près de 70% des coûts totaux dus aux embouteillages cette année-là sont imputables aux coûts du temps perdu dans ces embouteillages par les automobilistes et les chauffeurs poids lourds. A l’inverse, les coûts liés à l’environnement et au climat comptaient pour 2,3% seulement du total des coûts dus aux embouteillages en 2015, n’en déplaise aux amateurs du politiquement correct.

Le coût de 1,3 milliard de francs en temps perdu dans les embouteillages en 2015 est d’autant plus inquiétant qu’il est encore plus important que le coût calculé en 2010, année de référence précédente. Et ce coût ne cesse d’augmenter, puisqu’il est estimé à plus de 1,4 milliard de francs pour 2017.

Quand on sait par ailleurs que le nombre d’heures de bouchons croît également – près de 26'000 heures en 2017 selon l’Office fédéral des routes (OFROU) - tout indique que la décennie 2020 va ressembler à un chaos routier, avec des coûts toujours plus ruineux en temps perdu dans les embouteillages.

Le programme d’élargissement de nos autoroutes, financé par le nouveau fonds routier FORTA plébiscité par le peuple et les cantons début 2017, ne déploiera en effet ses effets qu’à partir de 2030, selon le premier horizon de réalisation de l’OFROU.

Les citoyens et les entreprises suisses vont ainsi payer « cash » les quinze années d’immobilisme routier de l’ancien Conseiller fédéral socialiste, Moritz Leuenberger.


Patrick Eperon

Patrick Eperon,
Responsable du thème politique Mobilité

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